192.0.78.9

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Difficile à mémoriser ce genre d’adresse IP pour un humain. Voilà pourquoi nous utilisons des chaînes « mnémoniques » bien plus faciles à mémoriser tel « wordpress.com ».

Pour mieux comprendre certaines publications à venir dans la prochaine semaine, je prendrai un peu de temps en essayant d’expliquer la base de ces noms de domaines.

L’ICANN a la charge de s’occuper du bon fonctionnement et de l’organisation de ces noms. Il s’agit de la Société pour l’Attribution des Noms de Domaines et des numéros sur Internet. En tant que partenariat public-privé, l’ICANN a pour mission de préserver la stabilité opérationnelle d’Internet, de promouvoir la concurrence, d’atteindre une large représentation mondiale des communautés Internet et d’élaborer une politique correspondant à sa mission par une démarche consensuelle ascendante. Le DNS (Système de nom de domaines) traduit le nom de domaine que vous tapez dans l’adresse IP correspondante et vous connecte au site Web souhaité.

Les TLD – Domaine de premiers niveaux (Top Level Domain) sont les noms situés en haut de la hiérarchie de nommage du DNS. Dans les noms de domaine, ils apparaissent comme la chaîne alphabétique suivant le dernier point (« . ») (le plus à droite) comme « net » dans « www.exemple.net ». L’administrateur d’un TLD contrôle les noms de deuxième niveau qui sont reconnus dans ce TLD. Les administrateurs du « domaine racine » ou de la « zone racine » contrôlent les TLD qui sont reconnus par le DNS. Les TLD couramment utilisés comprennent .com, .net, .edu, .jp, .de, etc.

La plupart des TLD sont aussi appelés gTLD, les domaines de premier niveau générique. Dans les années 1980, sept gTLD (.com, .edu, .gov, .int, .mil, .net et .org) ont été créés et seul l’enregistrement de noms de domaines est autorisé sans restriction pour trois d’entre eux (.com, .net et .org), tandis qu’il est limité à des applications spécifiques pour les quatre autres.

ICANN réserva des TLD pour tous les pays appelés ccTLD (Domaine de premier niveau de code de pays). Les règles et politiques relatives à l’enregistrement des noms de domaine dans les ccTLD varient de manière significative et les registres de ccTLD limitent l’utilisation des ccTLD aux citoyens du pays correspondant.

En 2000, sept nouveaux gTLD sont introduits,  quatre d’entre eux étaient non commandités (.biz, .info, .name et .pro). Les trois autres nouveaux gTLD (.aero, .coop et .museum) étaient commandités. Un commanditaire est une organisation à laquelle est déléguée une certaine autorité définie de formulation continue de politiques concernant la manière dont un TLD commandité particulier est exploité. Toutes les règles de fonctionnement de ces gTLD sont définies par ICANN.

Le processus de demande d’un TLD suit des règles administratives très complexes et de validation constante entre plusieurs instances où chacun peut exprimer son accord ou désaccord. Un processus long et coûteux. En 2014, le coût pour débuter le processus avec ICANN d’un gTLD était de 185 000 $ US, sans inclure les autres garantis demandés. Le processus d’ICANN est ouvert et tout est en ligne.

Présentement, il y a eu environ 1 900 demandes de gTLD, plusieurs n’ont pas été acceptés ou les demandeurs ont retiré leurs demandes.

Pour voir les noms de domaines gTLD qui ont été demandés, les demandeurs et leur statut, allez sur le site Wiki d’ICANN

En regardant la liste, vous remarquerez que la demande d’un gTLD n’est pas à la disposition de n’importe qui. En fait,  c’est l’ICANN qui décide lorsque l’ouverture de demandes peut se faire.

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